Un signe de maturité émotionnelle chez l’enfant sera lorsqu’il comprend qu’il ne peut pas tout avoir, au moment qu’il le veut.
Que ce soit 2 ans, 3, 4, ou 5 ans.
Léo entre dans le local en fin de journée, et se met à pleurer pour avoir tout de suite le camion de Léon.
S’il réagit souvent de cette façon, peut-être pourra-t-on l’aider à se sentir mieux.
Des déceptions et frustrations, c’est probablement à chaque instant qu’elles seront présentes.
J’ai faim!” dit Léon. “On va manger le repas dans 15 minutes!”, dit Maman.
« Je peux jouer avec toi?” demande Noah. “Non, je veux faire mon casse-tête tout seul!” dit Arnaud.
« C’est moi qui sert les assiettes!” dit Jade. “Sur le tableau, c’est mon tour!” dit Charles.
À chaque instant.
Pour nous, les grands, c’est un peu la même chose.
« Ça ne me tente pas de travailler aujourd’hui, je reste couché toute la journée! »
« Chère directrice, est-ce que je peux avoir une voiture payée aux frais du service de garde, S.V.P.? »
Peut-être que je ne l’aurai pas.
Aussi de comprendre et savoir attendre.
Les parents porteront une certaine responsabilité.
« C’est trop long, aller à l’épicerie!” dit Zoé. “Apporte la tablette pour s’y rendre, si tu veux!” suggère Papa.
Attendre fait partie de la vie.
Que sa pizza lapin soit servie au restaurant, que son ami(e) lui passe son camion, dans le rang pour sortir dans la cour.
Comprendre que chaque chose arrive en son temps.
Et ce n’est pas vraiment attendre.
Zoé prend un jeu avant la collation, Maman coupe les légumes pendant que le poulet cuit au four, Zachary parle à sa soeur Emma au restaurant.
Aussi, comprendre qu’il y a un temps et un lieu pour faire les choses.
« On sort dans quelques minutes, Mika, tu vas pouvoir courir. Dans le local, c’est un peu petit! »
Faire du sens.
L’enfant sera alors bien en lui-même.
Le constatez-vous également?
Marc
