Le temps d’écran.
Il y a 30-40 ans, il y avait la télévision dans le salon. Aujourd’hui, on a portables, tablettes, téléphones intelligents, jeux vidéos.
Partout.
Au restaurant, dans la voiture, chez le dentiste, dans notre chambre, au parc, à la salle de bain.
C’est un des défis des parents d’aujourd’hui.
« Ah, Jules est tellement calme lorsqu’il joue sur sa Nintendo Switch »
« Je sais que c’est long, Agathe, tiens, joue avec des jeux sur mon cellulaire, en attendant qu’on apporte ta pizza lapin. »
C’est le piège.
L’enfant n’apprend pas alors à faire face à comment il se sent, attendre, comment répondre à sa soeur qui l’agace, à gérer ses émotions.
Et il ne s’endure plus lui-même.
Il arrive ensuite en service de garde, à l’école, et explose à la moindre contrariété.
Apprendre à attendre, à s’écouter, gérer comment l’on se sent, est clé pour être bien en soi-même.
Et trop de temps d’écran, l’enfant ne l’apprend pas.
Attendre fait partie de la vie.
Que le bain soit prêt, pour traverser la rue, sortir dehors, que notre ami réponde, que le feu de circulation change.
Et est-ce vraiment attendre?
Pas vraiment.
On ne traversera pas la rue s’il y a des voitures qui s’en viennent.
Plutôt une compréhension que chaque chose vient en son temps
Donc, la patience, une compétence-clé et souvent un signe de maturité émotionnelle chez l’enfant.
Qu’en pensez-vous?
Marc
