Ce serait quoi de responsabiliser l’enfant? Dans quel sens?
Il y a 2 sens.
Dans le sens de faire ce qu’il est en mesure de faire selon l’étape de son développement global.
Donc l’autonomie.
À 2 1/2 ans:
“Josh”, accroche ta casquette! » “Florence, apporte-moi une couche pour ton frère S.V.P.! »
À 3 1/2 – 4 ans:
“Enfile ta salopette et tes bottes, Béatrice, je suis sûr que tu es capable! » “Trouve-les tes mitaines, Olivier, tu les avais il y a deux minutes!”
Il développe alors sa confiance et estime de soi, son sens de réflexion, et travaille son autonomie selon l’étape son développement global.
Des compétences à prioriser pour un enfant bien en lui-même.
C’est ce qu’on recherche.
Et l’autre sens, et non le moindre:
Être en mesure de reconnaître l’impact de ses gestes, paroles et actions.
“Émile, est-ce que tu as poussé Jade?” “Loïc, est-ce vrai que tu as pris les escargots de Vincent et les a lancé? »
Assumer son geste et l’impact de celui-ci, et en apprendre.
Apprendre l’empathie.
Avec l’empathie, on fait plus de sens.
Et que ferait-on lorsque Loïc se défile, dit que ce n’est pas lui, suite à ce qu’on l’ait observé le faire?
À l’âge de 3, 4 et 5 ans, on échange avec l’enfant, on lui demande ce qui s’est passé, et peu à peu, on l’amène à saisir le geste qu’il a posé.
Ensuite, on le responsabilise avec une conséquence logique, en lien et proportionnelle au geste commis.
“Loïc, à la sortie au parc demain, qu’en penses-tu si tu trouverais des escargots pour Vincent pour remplacer ceux que tu lui avais pris? »
Toujours responsabiliser.
Sinon, l’enfant pourrait ne pas apprendre, et répéter les mauvais gestes.
Lorsqu’il n’y pas de conséquence à un geste, il y aura peu de chance que l’enfant se pose la question:
Est-ce une bonne idée?
On veut amener l’enfant à réfléchir.
Il sera alors BIEN en lui-même.
Qu’en pensez-vous?
