La théorie, s’y perdre est très facile aujourd’hui.
Voici 1 EXEMPLE d’il y a quelques semaines.
Le papa de Charlie observe que son fils de 2 ans 1/2 semble parfois peu comprendre, consulte un article sur le web indiquant que l’enfant acquiert peu à peu des qualités cognitives, qu’il est normal qu’il contrôle parfois peu ses gestes et paroles.
* Article de “NAÎTRE et grandir” intitulé: 2 1/2 à 3 ans: développement cognitif et langagier.
Le Papa de Charlie conclut alors que c’est pour cela que son fils ne semble pas comprendre lorsqu’il lui donne des consignes.
Cependant, Charlie semble adopter une autre comportement à la garderie, avec une différente approche de l’éducatrice/éducateur.
Charlie vient régulièrement dans mon local en fin de journée, et semble plutôt bien comprendre ce qu’on lui dit.
Oui, il tente parfois de faire la sourde oreille, et de faire semblant qu’il n’a pas entendu la consigne, exemple, de ranger. Lorsqu’on la lui répète avec le pourquoi, en créant un contact physique et visuel avec lui, il range alors comme un grand.
J’observe en fait que Charlie est plutôt un petit garçon bien éveillé, parle peut-être peu pour son âge, et sait très bien ce qu’il fait.
Lorsque je lui demande de m’aider, d’apporter sa doudou et son toutou, son regard est vif, il saisit immédiatement et le fait.
En jeux libres, il est en mesure jouer seul, et sait ce qu’il veut, cependant, ses habiletés sociales seraient à travailler.
Son éducatrice semble partager les mêmes observations. Ce sera alors pour elle de partager avec le parent ce qu’elle observe et de débuter une discussion avec le parent pour qu’il ajuste ses interventions.
Un des principes de base est de donner la consigne clairement avec le pourquoi (exemple: il est temps de ranger, c’est l’heure du souper), en utilisant un ton compréhensif et non-négociable.
Et si le Papa de Charlie n’ajusterait pas son approche à la maison, Charlie pourrait éventuellement continuer à faire semblant de ne pas comprendre, ne pas entendre, peut-être aussi pleurer ou faire des crises pour obtenir ce qu’il veut.
Car cela fonctionnerait avec Papa.
On pourrait dire alors que Charlie manipule Papa, et que Papa permet à son fils de le manipuler
La manipulation commencerait plutôt par l’approche des parents, et non l’inverse.
Ensuite, si Charlie aurait le même comportement à l’âge de 5 ans, son papa pourrait lire un autre article sur le web sur l’opposition et conclure qu’il a un trouble d’opposition.
Facile de s’y perdre et ensuite, plein d’étiquettes peuvent être parfois mises sur l’enfant.
Cela peut être une spirale vers le bas.
En réajustant nos interventions dès le début, cela peut éviter plusieurs mauvais comportements, au présent et dans le futur.
Qu’en pensez-vous?
.
