D’autres exemples pour bien comprendre un enfant timide et en adresser les causes (suite de la capsule du 2 juin)
Suite à la capsule du 2 juin, voici d’autres exemples de situations vécues afin de mieux comprendre dans un contexte pratique ce que l’enfant peut vivre, et ensuite, nous permettre de l’adresser.
Dans cet exemple-ci, cet enfant avait perdu peu à peu sa confiance en sa capacité de parler, sa prononciation n’étant pas adéquate, avait un retard langagier, et préférait parfois ne rien dire. Il m’avait dit un jour:
“Ah, je suis “tanné(e)! Mes ami(e)s ne comprennent pas ce que je veux dire, même si j’essaie! Des fois, ça me tente même pas d’essayer!”
Un autre enfant, lui, était tellement sensible et empatique, qu’il percevait les émotions de ses pairs et les bruits du local plus intensément que les autres enfants:
“J’aime pas ça quand j’arrive dans le local, il y a plein de monde, c’est fort, ça fait mal à mes oreilles. Je m’entends pas penser, c’est trop, et j’aime pas ça!!”
C’était difficile alors pour lui de gérer les émotions qu’il ressentait, avait développé de la constipation, n’osait pas parler devant les autres, et parlait toujours avec une petite voix.
Aussi, un enfant hypersensible avec une grande empathie sera parfois plus connecté aux émotions de ses pairs et de ses parents que les siennes. Celui-ci, n’étant plus connecté à ses propres émotions, réagissant seulement aux stimulis extérieurs, ne sera pas à l’écoute de lui-même.
Il peut alors se sentir séparé de lui-même, et ça, ça peut faire mal.
Dans un autre exemple, les interactions d’un enfant avec ses parents étaient parfois teintées d’impatience et de non-écoute, celui-ci commençait à avoir mal, à moins parler et s’inquiétait:
“Ha non! Papa roule encore les yeux, pis là, maman vient de soupirer une autre fois, j’espère qu’ils m’aiment encore! Peut-être c’est mieux que je les dérange pas!”
L’enfant préférait alors ne pas parler, ne voulant pas ressentir d’émotions négatives ou se faire juger, et des doutes s’installaient en lui.
Une fois, c’était les besoins de base de l’enfant qui n’avaient pas été comblés à la maison. Il recevait peu de câlins, avait peu d’écoute, ne se sentait pas compris, et n’avait pas de lien bienveillant avec ses parents. L’enfant ne sentait pas bien, n’avait pas confiance en lui-même, et ne voulait pas parler.
Comme vous pouvez le constater, maintes causes sous-jacentes peuvent être derrière les comportements associés à la timidité, et parfois, une, seulement, peut faire en sorte que l’enfant ne prenne pas sa place et ne s’exprime pas.
On reste à l’écoute!
Donc en les identifiant, on peut alors les adresser et aider l’enfant à être simplement lui-même (et se sentir mieux!)!
Cela en vaut tellement la peine et le temps!
Qu’en pensez-vous?
Et êtes-vous en mesure de mieux comprendre les causes d’un comportement associé à la timidité, et qu’il est possible de les adresser?
RÉSUMÉ
En adressant les CAUSES SOUS-JACENTES, on aide l’enfant à se retrouver et être lui-même
Une CAUSE SOUS-JACENTE à un comportement associé à la timidité peut être que l’enfant est hypersensible avec une grande empathie
Un enfant timide HYPERSENSIBLE avec une grande empathie, si non adressé, pourrait être parfois déconnecté de ses émotions, et ne pas être lui-même
L’IRONIE et le SARCASME peuvent aussi être des causes sous-jacentes au comportements associés à la timidité
L’enfant TIMIDE n’a pas à l’être
Et quand on SAIT cela, on peut aider l’enfant à être lui-même, et ça, c’est magique!
Merci de prendre le temps de me lire!
Jeudi 9 juin: L’histoire d’Émile qui avait des comportements associés à la timidité, en plus de mauvais comportements (et qui est devenu lui-même!)

